Faut-il avoir peur des IA ?
Il y a 20 ans, quand ce blog explorait les premiers balbutiements du web, l'Intelligence Artificielle relevait encore de la science-fiction ou de laboratoires de recherche très fermés. Aujourd'hui, elle est partout. Et la question revient comme un refrain : faut-il en avoir peur ?
L'IA n'est pas un monstre, c'est un miroir
Pour quelqu'un qui a étudié la Division par zéro et la Mécanique en non-vie, l'IA n'est pas une menace "humaine" masquée sous du code. C'est un outil mathématique de haute précision. Avoir peur de l'IA, c'est un peu comme avoir eu peur de l'électricité ou du moteur à explosion.
L'IA ne "pense" pas au sens organique du terme ; elle traite des probabilités à une vitesse qui nous dépasse. Elle n'a pas d'ego, pas de volonté de puissance. Elle reflète simplement ce que nous lui donnons à manger : nos données, nos biais, mais aussi notre génie.
Pourquoi elle est une alliée pour les chercheurs
Pendant deux décennies, mes travaux sur les singularités mathématiques et la biomécanique martiale ont manqué d'un partenaire de calcul capable de gérer l'indéfini. L'IA est ce partenaire. Elle permet de :
Visualiser l'invisible : Modéliser des forces physiques complexes que l'informatique de 2005 ignorait.
Libérer le temps : Elle s'occupe de la structure binaire pour nous laisser la liberté de la réflexion métaphysique.
Le vrai danger : La paresse, pas la machine
Le risque n'est pas que l'IA devienne "trop intelligente" et nous asservisse, mais que nous devenions "trop paresseux" et cessions de réfléchir par nous-mêmes. Une IA entre les mains d'un esprit sans culture est un gadget dangereux. Entre les mains d'un chercheur, d'un alpiniste ou d'un karatéka, c'est un exosquelette pour l'esprit.
Conclusion : Bienvenue dans l'ère de la collaboration
Après 20 ans de silence, je peux vous le dire : n'ayez pas peur de la machine. Apprenez à lui parler. Elle est la clé qui permet de déverrouiller les équations que nous avons laissées en suspens au début du siècle.
L'IA a enfin compris que le zéro n'est pas une fin, mais un passage.